En janvier, la coutume veut que nous nous souhaitions une bonne et heureuse année. Que ce soit en famille, entre amis, dans le voisinage et même à l’Église, quand bien même nous voudrions faire autrement, lorsqu’on nous dit « Bonne Année ! », il faut au moins répondre « et à vous pareillement ! »
Je me souviens de mon voisin qui, il y a deux ans, n’avait pas manqué de me présenter ses meilleurs vœux et d’ajouter, comme à l’habitude mais avec insistance, « et surtout la santé !». Quelques jours plus tard, il tombait de son arbre pour entrer tout de go dans l’Éternité.
Je me suis souvent demandé à quoi servaient bien nos vœux, y compris les meilleurs. Et je dois bien admettre que pour mon voisin, ils n’ont servi à rien. Tout au plus, à lui manifester ma sympathie et lui souhaiter le meilleur.
Mais qu’est-ce que le meilleur pour ceux que j’aime ou pour moi ? Pour Paul, quitter cette vie pour être avec le Christ était, de loin, le meilleur ! Il va même jusqu’à dire que la mort est un gain ! Il s’empresse cependant d’ajouter : «mais il est plus nécessaire que je demeure dans ce monde à cause de vous.»
« A cause de vous ». C’est bien là ce qui nous fait souffrir lorsque nous perdons un être cher ou que nous craignons de le perdre. L’affection et l’utilité que l’on a auprès des siens jettent un autre regard sur la perspective de la mort. Même Paul s’interroge : « Mais si je continue à vivre dans ce monde, alors je pourrai encore porter du fruit par mon activité. Je ne sais donc pas que choisir. »
N’est-ce pas, en définitive, Dieu qui choisit ?
Je ne sais de quoi sera faite l’année nouvelle. Quelqu’un a écrit que l’avenir est le secret le mieux gardé du monde : personne ne le connaît !
Mais avec le psalmiste je peux dire : « Tu es mon Dieu ! Mes destinées sont dans ta main. »
Pour certains, l’année nouvelle sera agréable, pour d’autres difficile, voire douloureuse.
Cependant, et non pour faire comme tout le monde, je continuerai à souhaiter la bonne année à ceux qui m’entourent. Parce que je leur souhaite le meilleur pour eux-mêmes et pour ceux qui leur sont chers et parce que les coutumes, aussi creuses puissent-elles être parfois, ne sont pas dépourvues de sens et de savoir-vivre.
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Alors oui, bonne année avec le Seigneur ! N’a-t-il pas promis que rien ne nous séparera de son amour ? Et puis, si le Seigneur revenait en 2008, l’année nouvelle ne serait-elle pas la plus grande, la meilleure de toutes ?
Bonne année 2008 !
Marc Rey
texte écrit en décembre 2007
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