Novembre.
Froid ! La neige s’installe sur les hauteurs et dans les stations de ski. Perspectives de vacances ? Rêvasseries. Prix exorbitants.
Chaleur d’un feu de bois.
Novembre.
1er novembre. Toussaint. Temps de Toussaint. Chrysanthèmes. Fleuristes. Chiffre d’affaire. Tombe de nos bien-aimés.
Une flamme en moi réchauffe mon cœur.
Novembre.
11 novembre. Souvenir. Vies fauchées dans la fleur de l’âge, par millions. Morts pour la Patrie. Silence. Morne plaine.
Flamme sur la tombe du soldat inconnu.
L’homme est né pour la peine, comme les étincelles s’élèvent pour voler1.
Novembre.
23 novembre, an de grâce 1654 : Feu. Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob, non des philosophes et des savants. Certitude, certitude, sentiment, joie, paix. Dieu de Jésus-Christ2.
Novembre.
Bientôt décembre. Lumière qui pointe à l’horizon. Les ténèbres ne règneront pas toujours sur la terre où il y a maintenant des angoisses3.
Feu de joie.
Novembre.
2009 s’achève. Que reste-t-il de notre œuvre ?
Le Jour la fera connaître, parce qu’elle se révélera dans le feu, et le feu éprouvera de quelle nature est l’œuvre de chacun4.
Feu du jugement.
Novembre.
Les mois se suivent et se ressemblent. Métro, boulot, dodo…Église.
Feu follet ou feu de l’Esprit ?
1Job 5.7
2 Début du Mémorial de Blaise Pascal (1623-1662) rédigé au moment de sa conversion.
3Es 8.23
41 Co 3.13
Par Eglise Baptiste
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Mercredi 2 septembre 2009
Depuis le mois de juillet, on peut voir
s’affairer devant les rayons de fournitures scolaires de nos supermarchés des mamans avec leurs enfants, une longue liste à la main.
Ainsi, les élèves mais surtout leurs parents prennent très au sérieux la rentrée scolaire et c’est sans doute avec un peu de fébrilité que parents et enfants appréhendent le jour de la rentrée qui
vient mettre un terme aux longues vacances d’été.
Mais qu’en est-il de notre Église qui amorce aussi sa rentrée ? Car, qu’on le veuille ou non, nous fonctionnons sur le rythme si cher aux Français qui semblent avoir décidé une fois pour toutes
qu’en août tout doit s’arrêter au profit des sacro-saintes vacances !
Allons-nous nous aussi dans notre Église devoir reprendre le collier après la pause estivale ?
Mais de quel collier s’agit-il ? De celui des chevaux de trait, taillables et corvéables à merci ? Non, bien sûr, car même si nous sommes invités à prendre le joug du Seigneur, celui-ci est « aisé
et son fardeau léger ». (Mt 11.29)
Il convient donc d’envisager cette année nouvelle comme un véritable privilège que Dieu nous accorde.
Privilège d’être ensemble au service du Seigneur et de vivre notre foi dans la joie de la communion fraternelle.
Privilège d’avoir un tel Seigneur qui a fait de nous ses enfants et qui en appelle d’autres à le –et à nous– rejoindre.
Privilège de mettre en place des activités qui nous stimuleront à le faire connaître et qui favoriseront notre croissance spirituelle.
Nous savons bien que l’abandon de l’Église locale va souvent de pair avec l’abandon de notre service pour le Seigneur.
Vous le savez déjà : cette rentrée sera marquée par la préparation d’une exposition sur les 400 ans des Églises baptistes dans le monde. C’est l’occasion de s’investir dans un événement qui s’avère
passionnant.
Mais au-delà de cet événement « spécial », c’est toute notre vie d’Église avec ses rendez-vous hebdomadaires et ses activités régulières qui sollicitent notre motivation et nos prières. Pourquoi ne
pas reconsidérer notre participation aux rencontres de prière et d’étude biblique du jeudi soir ? Rappelons qu’elles sont ouvertes à tous et que nous avons tous besoin de ce rendez-vous avec le
Seigneur.
En tout cas, c’est toujours une grande joie de se retrouver le dimanche matin et une tristesse lorsque l’un ou l’autre d’entre nous se relâche dans sa régularité.
Et pour bien marquer notre rentrée, nous vous attendons tous au château de Joudes les 19 et 20 septembre. Si vous ne pensez pas venir pour tout le week-end, venez au moins le dimanche. Le château
de Joudes est situé à environ 80 kms de Villefranche. Nous serons tellement heureux de passer du temps avec vous.
Si l’appréhension ne sied pas aux participants que nous sommes, l’enthousiasme quant à lui est certainement nécessaire pour faire de cette rentrée un moment joyeux de notre vie d’Église. Et puisque
le mot enthousiasme vient d’un mot grec qui veut dire « inspiré par Dieu », donnons à notre rentrée un renouvellement qui nous vient d’en haut.
Bonne rentrée à tous dans la joie du Seigneur.
Par Eglise Baptiste
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Mercredi 2 septembre 2009
Roger Williams fut un des premiers
défenseurs de la liberté du culte pour tous et fonda la toute première Église baptiste en Amérique.
Williams naquit à Londres, fils d’un marchand de tissus. Anglican pratiquant, son père voyait d’un mauvais œil la sympathie que témoignait Roger dès l’âge de dix ans pour les Églises
“séparatistes” qui existaient à Londres au début du XVIIè siècle, malgré la persécution. Mais Roger semblait d’abord éviter les excès, et après un certain temps où il travailla dans l’étude d’un
des plus grands juristes de son temps, il étudia à l’université de Cambridge et devint prêtre anglican. Mais à 26 ans Roger Williams se sépara de l’Église anglicane et devint pasteur d’une Église
séparatiste près de Boston dans la colonie américaine de Massachusetts. Mais même en Amérique, où les Églises jouissaient d’une plus grande liberté qu’en Angleterre, Williams rencontra de
l’opposition puisqu’il prônait une séparation complète entre l’Église et l’État.
Williams devint aussi le champion des droits des Indiens. Il étudia plusieurs de leurs langues, écrivit un livre à ce sujet, et évangélisait les tribus indiennes. Il s’opposait à la saisie de
leurs terres et enseignait que le roi d’Angleterre n’avait aucun droit d’octroyer à ses sujets des terres qu’il n’avait pas achetées – idées considérées séditieuses au XVIIè siècle.
Puisque Williams refusa de se taire, il dut s’enfuir de la colonie de Massachusetts en 1636, et c’est grâce à ses amis indiens qui le recueillirent qu’il put survivre pendant plusieurs mois.
C’est en 1636 qu’il fonda la ville de Providence dans la colonie de Rhode Island, au-delà de la juridiction de la colonie de Massachusetts. C’est Williams qui donna à cette colonie une charte qui
garantissait la liberté religieuse à tous, et qui fut élu son président. En 1646, il fonda à Providence la première Église baptiste du nouveau continent. Après son propre baptême en tant que
croyant, il a baptisé les autres membres de cette nouvelle Église. L’Église tenait ses réunions chez des particuliers ou en plein air, et n’eut son propre bâtiment que 60 ans plus tard. Un des
contemporains de Roger Williams le décrivit comme “un homme pieux et zélé, ayant des qualités admirables, mais dont le jugement manque de stabilité”. Ce manque de stabilité lui causa bien des
ennuis, mais n’enlève rien à sa contribution à la pensée baptiste, à l’Église chrétienne en général, et même au peuple américain, qui l’honore comme fondateur d’une colonie qui devint un de ses
états.
Sur Roger Williams, on peut lire les deux articles de Jacques Buchhold parus dans Le Lien fraternel de janvier et février 1999.
Par Eglise Baptiste
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